Processus //

Tag: foundation

Peur de Rien Blues

by on Oct.11, 2010, under Wandering

Montrer Bouillon, dans toute sa splendeur en Automne, requiert un appareillage et des qualités de photographe qui me manquent cruellement. Je n’en montrerai que quelques clichés pris furtivement ce week-end lors d’une promenade.

Face à cette beauté pure, dans la lueur du soleil couchant,
Dans l’humide fraîcheur de la Vallée intemporelle, bruissante, piaillante, ruisselante, rassurante…

Depuis toujours, j’y pense, c’est ma “prière”.

Tant que je pourrai venir et rester là, et m’asseoir, seul, sur cette pierre ou sur cette planche fatiguée, pour la contempler, et la respirer, et l’écouter, alors rien n’aura vraiment tant d’importance.

Bouillon, le Pont de Cordemoy

Barrage de Bouillon, Rive droite Barrage de Bouillon, Rive droite Château de Bouillon, Face Ouest

Bouillon, les "Bains"

Leave a Comment :, , more...

Processus Parallèle

by on Oct.03, 2010, under Wandering

La première fois que je l’ai rencontré, je défendais devant un jury d’une douzaine de professeurs d’une Haute École de Liège, ma demande de dérogation à l’interdiction de m’inscrire comme étudiant en première année de “baccalauréat” en informatique. Au terme de cette opération, il m’a posé cette question ineffable: “est-ce qu’on ponte toujours, à Bouillon?”.

(et de se tordre de rire sur sa chaise, de sa manière si caractéristique, en voyant ma tête)

Il m’appelait le “Processus Parallèle”. Il était l’un de ces rares professeurs charismatiques autour duquel gravitaient la plupart du temps des cohortes de courtisans qui eurent provoqué la jalousie de tout enseignant, et qui, moi, me faisaient déguerpir. Il est de ces hommes plutôt rares pourvus de compassion, de curiosité et de générosité désintéressée qui l’amènent, souvent, à porter secours aux âmes errantes croisant son chemin (furent-elles des hérissons).

Durant environ quatre années, il a rempli les pages de son blog “manufacturé” de textes de toutes sortes. Au total, près de 500 chroniques ont été écrites, soit à un rythme d’environ trois par semaine, au sujet des Arts, de la Nature, de l’Histoire, de la Pédagogie ou de l’Actualité.

C’est en souvenir du surnom dont il m’avait gratifié que, dans un de mes précédents sites à présent mort et enterré, j’avais référencé le sien en l’intitulant “(les) Chroniques d’un Processus Parallèle”. Il avait un temps envisagé de reprendre cette banderole, puis l’idée a dû tomber au bas de sa pile de tâches “à faire”. C’était en 2006, voilà pourquoi je me suis autorisé à reprendre l’intitulé pour mon propre blog.

À l’occasion de son 70ème anniversaire, j’ai voulu vous faire partager ses chroniques (et peut-être lui faire redécouvrir certaines d’entre elles), non pas dans l’intention de lui faire un hommage un peu funeste comme il pourrait le supposer (il n’écrit presque plus depuis mi-2009), mais à l’inverse, dans l’espoir de le voir revenir d’une absence trop longue.

S’il vous vient l’envie d’y “flâner”, vous pourrez y trouver de nombreuses perles, dont j’ai par ailleurs repris certains extraits parmi les plus marquants ou humoristiques. Aussi, vous pourrez trouver à la fin de cet article une sélection de mes préférées sous forme d’hyperliens.

Il ne m’en voudra pas, après toutes ces années, de lui passer enfin la brosse à reluire à laquelle il est accoutumé (il adore ça…). Aujourd’hui, pour lui et moi, il y a prescription.

Bon anniversaire, André !

(continue reading…)

3 Comments :, more...

Futurs alternatifs

by on Aug.29, 2010, under Wandering

La conscience et la perception du temps qui passe a toujours été pour moi, si pas une obsession, une source constante de remise en question.

La conscience de la mort, d’abord. Aujourd’hui, j’essaie d’imaginer l’interrogation et l’inquiétude de mes parents, de ma grand-mère, devant cet enfant âgé d’à peine quelques années, et tentant de le réconforter, lorsqu’il fondait en larmes sans raison apparente, pour balbutier dans des sanglots longs cette explication inattendue et inexplicable: “je ne veux pas que tu meures”. En général, des paroles rassurantes pleuvaient aussitôt; ils avaient résolu le problème pour un certain temps.

La perception du temps qui passe, inexorablement. Avez-vous déjà essayé de “photographier” le moment présent? De vous dire: “voilà, c’est maintenant que je fais ce geste, c’est maintenant que je dis cette parole”. A peine avez-vous pris cette photographie qu’elle fait déjà partie du passé. Je me souviens parfaitement de la première “photographie mentale” que j’aie prise, elle doit remonter à environ 25 ans. Il devait être environ 7h20 du matin (mon réveil sonnait à 7h09), et j’allais enfiler une chemise à carreaux couleur bordeaux, avant de partir à l’école… primaire.

Le premier jour de mes vacances, moment de détente entre tous, commence toujours par cette curieuse réflexion, et cette curieuse photographie mentale. La chambre d’un hôtel ardennais, un restaurant lyonnais, ce bar de camping 2 étoiles en Corse, ce plateau de fruits dominicain…  Voila, c’est maintenant, c’est aujourd’hui. Dans 2 ou 3 semaines, je me souviendrai de cet instant. A ce moment, mes vacances prendront fin.

Voilà, c’est maintenant. Voilà, c’est le passé.

Le temps qui m’échappe, impuissant que je suis à le maîtriser, et la conscience de cette avancée vers une fin inéluctable, m’ont toujours conditionné au questionnement et à l’insatisfaction. Comment réaliser ces choses dont je pourrai dire, à l’aube de ma mort: “je suis fier de moi, de cet héritage que je laisse”?.

Dans quelques temps, je serai âgé de 32 ans. Je serai encore jeune. Qu’aurai-je fait de cette vie? Si je devais mourir aujourd’hui, est-ce que je pourrais mourir en me disant: “je suis fier de moi”? Dans 1, 5 ou 10 ans, je relirai ce texte et je serai âgé de 33, 37, ou 42 ans. Je serai encore jeune. Qu’aurai-je fait de cette vie?

Naturellement, j’ignore quand je vais casser ma pipe, ce qui rend le problème d’autant plus urgent et oppressant.

Si l’on se connait depuis un certain temps, il est probable que je vous aie déjà posé cette question: si vous deviez faire “autre chose” que ce que vous faites aujourd’hui, n’importe quoi, que feriez-vous, où iriez-vous, qu’apprendriez-vous? Aujourd’hui, vous comprendrez peut-être un peu mieux pourquoi je vous l’ai posée, et aussi, pourquoi votre réponse n’a eu aucune importance, si ce n’est… la manière dont vous avez répondu.

Leave a Comment : more...

Looking for something?

Use the form below to search the site:

Still not finding what you're looking for? Drop a comment on a post or contact us so we can take care of it!

Blogroll

A few highly recommended websites...